• Justine

Paul, 26 ans

Mis à jour : juil. 1



C’était un soir de septembre. J’avais matché avec Marie en rentrant de soirée. Au détour de quelques profils Tinder assez peu intéressants, j’étais tombé sur son visage en gros plan. Des yeux remplis de malice, de jolies petites fossettes et un sourire qui vous fait vous demander si c’est un ange ou un démon. Encore un peu alcoolisé, j’écris un message qui me paraît le plus naturel possible : « Ce regard… ce sourire… ce corps sexy… mais assez parlé de moi. Comment vas tu Marie ? »


Cette phrase d’accroche a eu le mérite de la faire rire. On sympathise assez rapidement, tout comme je propose rapidement de la voir. Malheureusement, elle n’est pas disponible avant la fin de semaine prochaine. Ça tombe bien, j’avais un concert à préparer pour la fin de semaine. On prévoit donc de se voir la semaine d’après, lorsque nos emplois du temps seront dégagés.


Ce n’est que le jour du concert que je lui envoie un message, pour lui proposer une date qu’elle accepte avec plaisir. Le concert se déroule très bien, puis en rentrant dans les loges, je m’aperçois que j’ai reçu deux messages de sa part. J’ouvre et aperçois deux photos de moi sur scène avec un petit commentaire « Pas mal le guitariste sur scène, tu le connais ? »

Evidemment. Une fois revenu dans la salle, je la vois adossée contre un mur, seule. Je vais la voir et l’emmène dans un coin plus tranquille, pour discuter.


Je finis par la plaquer contre un recoin sombre dans la salle et l’embrasser au milieu de la nuit.


Notre histoire continue la semaine d’après, dans un bar cette fois. Après une pinte chacun, nous nous retrouvons chez elle, devant un coucher de soleil sur son balcon avant qu’elle ne fasse tomber son haut, d’un air innocent. S’ensuit de nombreuses visites chez elle et chez moi. Chaque rencontre était plus intense que la précédente, apportant son lot d’inconnus et d’imprévus. Entre ses études qui lui laissaient pas mal de temps libre, ses envies soudaines de faire l’amour dans des endroits incongrus et sa joie de vivre, je passais mes rendez-vous avec elle à découvrir de nouvelles facettes tous les jours. Après quelques mois de relation, elle reçoit une lettre de son université expliquant que sa candidature pour une année d’Erasmus était retenue. Son départ était prévu un mois après la réception de sa lettre. Suffisamment long pour profiter chacun l’un de l’autre, et trop court pour pouvoir s’attacher réellement émotionnellement et tenter une relation à distance.


Aujourd’hui encore, Marie reste pour moi une histoire dont je me souviendrais. Autant pour sa folie douce que son ouverture d’esprit un brin dérangeant par moments.

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