• Justine

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Editions du Cherche Midi


Prix d’excellence du Conservatoire national, Jacques Weber mène depuis les années 1970 une riche carrière au théâtre où il interprète les plus grands rôles du répertoire dont l’inoubliable Cyrano de Bergerac mis en scène par Jérôme Savary. Pendant vingt ans, il est aussi directeur de théâtre à Lyon puis à Nice, ce qui ne l’empêche pas de très belles incursions au cinéma avec entre autres ce rôle du duc de Guiche dans le Cyrano de Jean-Paul Rappenau qui lui vaudra un César. À la télévision, il prête sa solide carrure à des personnages hauts en couleurs, le comte de Monte-Cristo, Bel Ami ou Ruy Blas, qu’il met aussi en scène. Enfin, plus récemment, il incarne Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart Monde, dans un film réalisé par Caroline Glorion.



Jacques Weber triomphe dansCyrano, à Mogador. Soudain, il perd sa voix. Perdre sa voix, n’est-ce que « dans la tête », comme lui répètent les médecins ?

Il se voit alors proposer deux mois de tournage au Liban, en pleine guerre. Il faudrait quitter Christine et leur petit garçon… Ne serait-ce pas fou, inconscient, improbable ?

Christine l’accompagne finalement, à Beyrouth, où la mort est un bruit persistant. Le café blanc, la danse des mouchoirs, le parfum du jasmin, n’ont très vite plus rien de pittoresque ; il faut s’habituer aux grondements de la montagne, aux tirs en rafales, aux joutes avec des kalachnikovs.

La survie s’installe dans les chairs du couple. Le « rat dans la gorge » est bien petit face à l’urgence de vivre.


MON AVIS


Perdre sa voix, n’est-ce pas la crainte de tout acteur, chanteur ou comédien ?

Dans ce récit, nous vivons un joli moment d’intimité avec Jacques Weber et sa femme Christine. Pour le tournage d’un film, ils partent pour Beyrouth. Beyrouth en 1984, dans le Liban en guerre. Un pari un peu fou, un projet plein de promesses et des émotions en montagne russe pour les protagonistes ; la peur de mourir, la joie de vivre, l’amour plus fort que tout et le respect de chacun.

C’est un texte ambivalent, où la poésie de l’auteur côtoie le pire, la peur.

C’est beau, subtile, l’auteur refuse d’abandonner et finit par renaitre.


CITATIONS


"Beyrouth est sans fenêtre, prisonnière à l'air libre."


"Moi, je suis né du côté des seigneurs qui ignorent la famine, augmente la gabelle et déclenchent les guerres."


Vous pouvez le trouver ici

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