• Justine

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Éditions Belfond


Julien Dufresne-Lamy signe un cinquième roman doux et audacieux, profondément juste, sur la transidentité et la famille. La bouleversante histoire d’amour d’un clan uni qui apprend le courage d’être soi. Il a publié notamment Dans ma tête je m'appelle Alice aux éditions Stock (2012) et plus récemment Jolis jolis monstres.



Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. Bientôt, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années d’une vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre à jamais. Tandis que les longues minutes s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte la transition de son père. Sans rien cacher de ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où son père s’est révélée. Où, pour Charlie, la terre s’est mise à trembler.


MON AVIS


Quelle douce lecture pour évoquer un sujet super puissant qu’est la transidentité.

Charlie 15 ans attend dans la salle d'attente d'un hôpital avec sa mère, dans quatre heures, son père Aurélien sortira de la salle d'opération et s'appellera Alice.

Cela fait deux ans qu’Aurélien ne se cache plus dans son garage pour s'habiller en femme. Deux ans qu’un tremblement de terre a eu lieu, deux ans de séismes rencontrés par sa famille durant cette période. Finis les mensonges, l’incompréhension et la souffrance pour cette femme née dans un corps d’homme.


En plus de traiter de la transidentité, du parcours compliqué et pas toujours accepté, Julien Dufresne-Lamy traite aussi de la famille, de l’amour qui est plus fort que tout, de la combativité des uns et des autres. Ce livre est un chemin vers l'acceptation de soi et de l'autre.

Un roman tendre, renversant, touchant et même bouleversant que je conseille à TOUS.


CITATIONS


« Il y a deux sortes de gens affreux dans la vie. Les gens qui ont un avis sur tout. Et les gens qui tendent la main à tous sauf à ceux qui en ont besoin. »



« En bon scientifique, mon père nous avait employé des termes normatifs. Dysphorie de genre. Transidentité. Troubles de l’identité de genre. Non-congruence de genre. Ma mère n’y comprenant rien, mon père était passé au plan B. « Je suis une femme. À l’intérieur, une vraie. Ce n’est pas vraiment grave. Je t’aime. Je vous aime. Mais je n’ai jamais été un homme. »



« - M’man, tu t’es jamais demandé pourquoi on voit toujours les mêmes trans à la télé ?

- Les mêmes trans ?

- Les trans en difficulté, placardées, abandonnées, agressées, prostituées.

- Elles existent, Charlie. Il faut en parler.

- Et les autres ? Les trans professeurs, les trans dentistes, les trans mariés, les trans pères de famille, les trans marraines, les trans en vacances en Papouasie ? Ils et elles sont où dans les films ? Les trans-tout-le-monde n’existent nulle part. Le monde leur interdit d’exister. Et tu sais pourquoi ?

- Vas-y dis-moi.

- Parce que ce sont des histoires normales ! Et alors quelle idée ça susciterait ! Quel dangereux exemple pour la société ! »



Vous pouvez le trouver ici

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