• Justine

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Mis à jour : 23 sept. 2019


Édition du Rêve


Lucie Brasseur vit entre Paris et le Sud-Ouest. Auteure, journaliste et éditrice, elle a publié trois polars et un conte pour enfants. #MeFoot est son premier essai.


L’événement est historique. Vingt-huit ans après sa création, la France accueille – enfin – pour la première fois, la Coupe du monde de football féminin. Un an après le titre retentissant de la bande à Mbappé, l’occasion est inespérée de prendre la parole sur la place des femmes au sein du sport le plus populaire de la planète. Évidemment représentative de ce qu’il se passe dans le reste de la société. Moins diffusées, (beaucoup) moins rémunérées, moins soutenues dès l’enfance, les footballeuses en particulier, mais de manière plus générale toutes les femmes, « ont trop souvent l’impression de s’incruster dans un monde qui ne veut pas d’elles » (Mélissa Plaza, ex internationale).

Les lignes bougent, lentement. À quoi pouvons-nous croire ? Un voyage exceptionnel au cœur du foot féminin pour que l’on arrête enfin de dire aux femmes qui elles doivent être.


Mon avis


Dans l'imaginaire collectif, le "foot" c'est masculin. On ne dit jamais "Tu viens regarder le match de foot masculin ?" sous entendu qu'il n'y a que le football masculin, or en lisant l'essai de Lucie Brasseur je me suis rendue compte que le foot féminin existe bel et bien et qu'il est aussi puissant mais bien moins médiatisé !


Je me souviens que lorsque j'avais 8 ans, mon père, militaire, a été muté à Villepinte. Très vite, j'ai commencé à jouer au foot dehors avec les garçons. J'étais la seule fille ! J'adorais ça, je voulais même m'inscrire en plus de la gymnastique dans un club de foot mais je ne l'ai jamais fait. Mes parents ne me l'auraient pas interdit mais à 8 ans je me disais que c'était un sport de mec et que moi, petite nana chétive je n'avais pas ma place.


Dans ce livre, l'auteure fait un road trip au coeur du foot féminin pour y rencontrer des sportives ou anciennes sportives, des professionnels afin de nous éclairer sur les conditions de vie de certaines footballeuses pro de D1. Encore une fois, on a tous en tête les salaires et primes astronomiques des footballeurs professionnels. Naïvement on aurait tendance à penser que les filles gagnent bien moins, mais gagnent tout de même correctement leur vie. Et bien c'est loin d'être le cas ! Beaucoup de joueuses sont dans des situations précaires. J'ai été surprise aussi d'apprendre que jusqu'à cette année, les joueuses portaient les maillots des footballeurs, évidemment loin d'être adapté. Cela prouve le manque de considération que l'on accorde à ce sport. Je finis ce livre plein d'espoir et avec un nouveau regard sur le football féminin.  


Citations :


"Nous (les filles ndlr.), on tombe si y a vraiment faute. Alors que les garçons tombent pour que l'arbitre siffle des fautes"


Réponses à une question sur la supposé "lenteur" des matchs de football féminin :

"Comment sont filmés les matchs ? Quand on filme les matchs avec une caméra à 50 mètres ça accentue l'impression de lenteur. On n'a pas de caméras à tous les angles qui nous passent les ralentis comme chez les garçons. Même qualitativement parlant, le matériel qui est utilisé pour filmer les matchs n'est pas du tout le même. Cela reflète simplement le peu de considération que l'on accorde à ces matchs. Dans les conditions dans lesquelles elles sont, performer de la sorte, pour moi, c'est absolument dingue."  


"La femme sera l'égale de l'homme, le jour où à un poste important on désignera une femme incompétente."

Françoise Giroud


Conseil à une petite fille qui veut jouer au football :

"Si tu veux gagner, bats-toi."


Vous pouvez le retrouver ici


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