• Justine

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Editions Fayard


Letizia Pezzali est née à Pavie en 1979 et a travaillé plusieurs années dans une banque d’affaires à Londres. L’età lirica (Baldini & Castoldi, 2012), son premier roman, a été finaliste du prestigieux prix Calvino. Loyauté, publié en Italie en 2018, a reçu un accueil critique élogieux et sera prochainement porté à l’écran.



Le désir ne s’apprivoise pas. Le désir est imprévisible. Il surgit, explose, s’essouffle ou se renforce en suivant une progression chaotique – à l’image des cours des marchés financiers.

Giulia, trente-deux ans, est employée à Londres dans une banque d’affaires où elle jouit d’une situation avantageuse, mais où le bonheur est une denrée rare : beaucoup d’argent, très peu de temps libre, des relations qui visent avant tout à se forger une réputation. Un écosystème que le reste de la société regarde avec défiance. Celui dans lequel naviguait Michele, un homme marié de vingt ans son aîné pour lequel elle a eu une passion qui a tourné à l’obsession alors qu’elle était étudiante à Milan, avant qu’il ne démissionne du jour au lendemain, sans explication. Alors que remontent les souvenirs d’une histoire qu’elle croyait enterrée, Giulia explore les fractures douloureuses de l’amour – cette fragilité qui réside en chacun de nous.


MON AVIS


« Toi, au moins, il te reste les hommes. » Cette phrase reçue en pleine face par Giulia de la part de Seamus, son chef, agit comme un déclencheur chez cette employée d'une grande banque de Canary Wharf, quartier des affaires du nouveau Londres.

Que fallait-il entendre à travers cette annonce pour une jeune femme de 32 ans gagnant beaucoup d'argent mais à la vie personnelle quasi inexistante ?


Letizia Pezzali signe avec ce roman une étrange introspection sur la solitude des adultes, de la recherche de l'être aimé, de la difficulté à former un couple et de l'errance dans une métropole aux artères tentaculaires. Renvoyée à son présent peu réjouissant, Giulia se souvient de cette relation tournant à l'obsession avec Michele, marié, de 20 ans son aîné qu'elle n'a jamais oublié...


CITATIONS


« Le désir ne s’apprend pas. Chacun l’exprime comme il peut. Ni d’un trait, ni à un rythme régulier. Le désir surgit de nous par hasard, par moments, parfois en des circonstances ordinaires. Il suffit d’un rien. Alors nous découvrons la vérité : nous voulons certaines choses et pas d’autres. »


« Petite, je pensais: j’ai perdu mon père, je pourrais au moins essayer de devenir riche, un jour. »


« La liberté que j’avais prise, la fuite du bureau, était un luxe que je ne savais pas gérer. Comme les gens qui gagnent au loto et dilapident leur fortune en quelques mois, je n’étais pas préparée, je pouvais me noyer dans l’abondance des heures. Je devais aussi m’occuper du courrier pour Luca Ferrari trouvé dans la boîte. Le faire suivre était compliqué, je ne connaissais pas son adresse. »



Vous pouvez le trouver ici

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