• Justine

Carmen, 24 ans

Un jour, j'ai séché un cours pour aller chez un mec Tinder, sur un coup de tête. J'avais 20 ans, lui 45. Un peintre avec une tête de vieux Sachem, (ndlr : chef de tribu) démarche de cowboy, lourde et souple, sexy à se damner. Mais ça, je ne le savait pas encore. Bref. On avait pas mal d'amis en communs, dont mon frère, ce qui m'a presque rassurée. Il vivait dans une ancienne antenne de police, reconvertie en appart, qui donnait sur les Buttes Chaumont. Quand je me suis pointée devant sa porte, c'était fermé. J'ai paniqué. Je n'avais même pas son numéro. Je suis restée plantée là et au bout d'un certain temps, il est venu m'ouvrir. Alors, je me suis posée sur son canapé, j'ai commencé à lui parler comme si je le connaissais depuis toujours. J'étais plutôt à l'aise, avant qu'il ne me demande « Bon, si t'es venue, j'imagine que ce n'est pas juste pour ma peinture ». On a couché ensemble, pendant très, très longtemps. C'était la première fois que je prenais autant mon pied avec un mec. Il m'a reconduite chez moi, ensuite, à moto, parce qu'il devait assister à une projection, dans mon quartier. Après sa séance, il est revenu me rendre visite. Pendant un mois, on s'est fréquenté, et c'est sans doute l'histoire la plus intense que je n'ai jamais vécue. Il m'a même fait faire mon premier plan à trois, le soir du réveillon, après une fête gigantesque dans son appart, avec une inconnue mythomane qu'il avait baisé la veille, sur Tinder. Même s'il m'a jetée pour se remettre avec son ex, avec lui, j'ai éprouvé un plaisir que je n'aurais jamais pensé ressentir un jour. C'est le genre de mec que je pourrais me taper, s'il débarquait la veille de mon mariage.

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