• Justine

Captain Barberousse, 25 ans


Cette histoire comporte des bières pas chères, le 18-25 de jeuxvideo, une table basse et pas de sexe.

Fanny Massière

Tout commence donc avec une conversation sympa avec une meuf sympa avec un plan sympa : boire des bières ! J'aurai dû me douter de l'entourloupe quand elle a dit « viens on va là ce bar est juste en bas de chez moi ». Alors oui on peut m'avoir facilement avec des pintes à 3€ sachez le. Je suis un mec facile pour la bière. Tous les signaux étaient donc au vert pour passer une soirée de type qualitativement qualitative. J’arrive sur place, elle me paye la première bière. Agréablement surprit. Elle veut marquer des points et elle met un « touchdown » dans mon coeur. On discute un peu tout ça. Elle geek elle joue à wow elle est sur les forums dissident de jeuxvideo, elle rit à mes blagues. Je sens que c’est une bien bonne soirée. On boit bcp on parle un peu et on rit fort, elle se permet même de voler les bières de la table d'à côté pour m’impressionner. Bref on en vient à être saoul et à se dire qu'il faut y aller.

Une fois dehors, je me rend compte qu’elle n’avait pas menti la bougre, l'appart est clairement juste au dessus. L'invitation à monter ne tarde pas et la moue ne tarde pas non plus : 5 étages. Pas d'ascenseur. Et ça commence à puer. Une fois rendu de ce périple avec une petite pause récupération poumon. On entre dans un appart au concept étonnant. Il y a un petit escalier qui mène à un petit toilette avec l'absence de la petite porte. En gros si tu pisses à coté tu fais une cascade jusqu'à son lit. Et puis la bière et le pipi c’est un peu une histoire d'amour trop évidente. On commence tout doucement notre affaire et je me dis qu'on est quand même bien saoul pour parler D&co en se déshabillant. Une fois en position pour entamer une danse de l'amour éthylique. Un problème cloche. Je suis prêt à partir en croisade et annexer une nouvelle région qui semble sympathique. Mais pourquoi pleure-t-elle ? Bon c'est pas un modèle king size mais y a peut être pas non plus besoin de pleurer. Ca va devenir vexant. Mon petit soldat vexé rend les armes et part faire la gueule, alors évidemment on arrête tout, déjà parce que le mascara a envahi les draps et puis parce que c’est pas sexy de renifler en sanglot. Je me dis que j’ai eu un geste déplacé, y a un truc qui coince, elle pense à son mec, ex, chien, fantasme, partiel, PV impayé ? Donc je m'en vais quérir le pourquoi du comment. Parce que bon on pleure pas comme ça parce que c’est marrant.


Je me dis que j’ai eu un geste déplacé, y a un truc qui coince, elle pense à son mec, ex, chien, fantasme, partiel, PV impayé ?

Elle m'explique qu'elle se sent seule, pas désirée, que sa vie c’est de la merde, que Donald Trump est président et que bon sang il fait froid. Un flot continu. Je me sens mal tout de même. À poil avec du mascara, saoul et ne sachant pas quoi dire. Je tente de la réconforter et de pas montrer que bon c’était un peu vexant quand même. Je suis quand même dans la pièce. Après 1h30 à tenter de rassurer ses pleurs et d'arrêter ses peurs. (Ou l'inverse). Ça commence à fonctionner. Bon par contre il est 3h j’ai plus de métro plus d'alcool et plus trop envie de rester. Moi aussi je veux rentrer me mettre en PLS. Alors je me lève et me rhabille. Déjà parce que jai froid et aussi parce qu'il se fait tard. Elle me voit remettre mes chaussettes et ne dit rien. Je me dis que c'est bon le tuyau lacrymal est vidé. En enfilant mon manteau je lui dit "bon je vais te laisser te reposer je vois que là ça n'est pas le bon moment » Aucun sous entendu de "déso on bez pa jme casse" juste ça me paraissait évident que je devais partir.


Mon lit me manque en plus.


Et là ? Qu’est ce qui me frôle pour aller s’exploser contre le mur ? Une table basse. Bon déjà je suis super impressionné par sa force. Une petite table mais bon pour réussir à l'éclater contre le mur faut pousser un peu. A partir de là ça devient un peu évident qu'il est temps de partir. J'ouvre la porte sans me retourner pour pas qu'elle voit que je me suis un peu pisser dessus. Faut rester digne. Une lampe de chevet décide de se suicider dans le couloir. J'atteins le couloir et je me dis que je suis sauvé. Libéré. Délivré (mdr) Elle ouvre la porte en mode porte des enfers. J’ai cru qu'elle allait dire un truc genre "est ce vous le maitre des clés ? » Mais non elle est juste armé d'objets improbable. J’ai donc descendu 5 étages en mode Indiana Jones évitant des projectiles mortels. Rip chausson, casserole, tabouret, bouquin, concombre, manteau et autres ustensiles de cuisine non létales. Je dois avoir gagné +2 en endurance +5 en agilité +1 en self contrôle mais -15 en virilité.


Qu’est ce qui me frôle pour aller s’exploser contre le mur ? Une table basse.

Une fois dehors, je suis enfin sauf. Mais évidemment plus de métro, plus de clopes, plus de libido, plus de dignité. Le chauffeur de heetch me récupéré et voit à ma tête que j'ai passé une sale soirée. Je raconte brièvement quand il constate que j'ai une cuillère coincée dans le bonnet. Evidemment il se marre. Je l'aime beaucoup moins d'un coup. Par contre il a beaucoup moins rigolé quand il a reçu sur son capot avant… UNE TRANCHE DE JAMBON !

Je n’en pouvais plus. Je n’ai jamais eu de nouvelles d’elle, pourtant j’ai partagé l’histoire sur Twitter, dans des magazines alors je pensais qu’elle me recontacterait pour me dire que j’étais un connard mais non.


UNE TRANCHE DE JAMBON !
134 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Jeanne, 22 ans

Le vrai premier rendez vous, il était juste trop trop défoncé. On s'est posé dans un chantier vers 1h30 du mat’ à coté de chez moi pour se présenter. On s'est rapidement fait virer par un vigile. Nous