• Justine

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Editions Gallimard


Emilie de Turckheim vit et écrit à Paris. Elle publie à vingt-quatre ans son premier roman Les Amants terrestres. Étudiante en doctorat de sociologie à Sciences Po, elle est visiteuse de prison à la maison d’arrêt de Fresnes. Cette expérience lui inspire en 2008 "Les Pendus". En 2009, elle reçoit le prix de la Vocation pour "Chute Libre", son deuxième roman et le prix Bel Ami 2012 pour "Héloïse est chauve".



Dans la ville rêvée de Zion Heights, sur la baie du détroit de Long Island, un petit monde gravite autour de l’école bilingue : les mères délurées organisent des garden-parties, les pères, souvent absents, suivent de loin les affaires de la vie courante, les couples se font et se défont tandis que les enfants préparent le spectacle de fin d’année. Tous ont pour coqueluche Sarah, la professeur de chant, célèbre pour ses comédies musicales extravagantes. Jusqu’au jour où, par accident, elle bouleversera leurs vies et la sienne, à jamais.



MON AVIS


Il y a l'avant, il y a l'après.

La lunch-box, qui pourrait croire que cette petite boîte qui contient le repas de midi est au coeur du drame de ce roman, elle brisera même la vie de plusieurs personnages.


Côte Est américaine, milieu des années 80, une communauté d'expatriés y affiche sa réussite sociale et familiale parfaite. Dans la première partie du livre, le ton est plutôt léger, c'est parfois drôle, les relations entre les femmes et les hommes sont décrites avec un regard légèrement ironique. Les enfants étudient à l'école franco-américaine. On rêve « le » rêve américain. Masques. illusions. Hypocrisie. Non-dits. Jusqu'au drame qui fait tomber les masques et nous montre le vrai visage de cette communauté. Les réactions des uns et des autres… les clichés, les médiocrités prononcées, les maladresses, etc.


Le procédé narratif très maîtrisé de l'auteure est une merveille, une belle écriture, toute en longueur et qui imposera une certaine lenteur. Malgré le sujet, Emilie De Turkheim parvient à faire de son roman un texte lumineux loin d'une mélancolie morbide.

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CITATIONS


« On m'a dit : "C'était écrit quelque part." Des évènements auxquels je n'ai pas prêté attention ont entrainé d'autres évènements. »


« La lunch-box est une bête pleine d’appétit. Elle grogne, elle n’en a jamais assez. Elle provoque chez la mère une pulsion de remplissage. Tout le vertige vient de la forme de la lunch-box : n’oublions pas que c’est une valise. C’est chaque matin la répétition du grand départ. La mère regarde son enfant s’éloigner de la maison et elle espère qu’il ne lui manquera rien. Ni pain ni amour. »


Vous pouvez le trouver ici


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